vendredi, 31 juillet 2009

Images de guerre

Puisque je suis immobilisé par l'épicondylite, j'ai encore du mal  à écrire de manière soutenue mais je vais tâcher d'alimenter un peu ce blog. Hormis la lutte contre les blattes, qui ne me demande pas trop d'efforts, j'ai passé les dernières journées à découvrir certains films de guerre ou à revoir d'autres films que j'affectionne particulièrement.

560_132391.jpgAu rayon des nouveautés, j'ai commencé -avant l'épicondylite...- par le Putsch des mercenaires (1979) de James Fargo (titre original : A Game for Vultures), un film qui rejoint les préoccupations thématiques du blog puisqu'il est question de la guerre en Rhodésie (aujourd'hui le Zimbabwe) entre le gouvernement soutenu par l'Afrique du Sud de l'apartheid, et la rébellion locale. Le propos tourne autour de l'achat d'hélicoptères de combat vendus par les Américains, que souhaite récupérer la Rhodésie en faisant appel à un intermédiaire joué par Richard Harris, face auquel se dresse Richard Roundtree, un rebelle bien décidé à faire échouer l'entreprise. Le film n'est pas très long mais il est bien mené, il se laisse bien regarder.

 

Depuis que je me repose, j'ai regardé dans un autre genre The Star (2002), un film russe réalisé par Nikolaï Lebedev (titre original Zvezda). Inspiré d'une nouvelle d'Emmanuel Kazakevich, il raconte l'expédition d'un groupe de 7 éclaireurs soviétiques derrière les lignes allemandes au moment de l'opération Bagration, à l'été 1944. Il est intéressant, pour moi, à plusieurs titres : d'abord c'est l'occasion de voir à l'oeuvre ces fameux éclaireurs de l'Armée Rouge, acteurs méconnus des combats de la Grande guerre patriotique ; ensuite, la reconstitution vaut largement certains films de guerre occidentaux ; enfin, c'est l'occasion de changer de perspective et d'appréhender de quelle façon les Russes eux-mêmes traitent ce moment important de leur histoire, aujourd'hui encore récupéré ou déformé à des fins politiques ou mémorielles. Le film peut être regardé sur Youtube en russe avec des sous-titres anglais (9 parties, petit problème de son dans la 4ème ou la 5ème mais sinon aucun problème).

Autre film de guerre russe mais sur un autre conflit cette fois, bien plus proche : l'Afghanistan, avec The 9th Company (2005), un film réalisé par Fiodor Bondarchuk, qui décrit l'entraînement, l'arrivée en Afghanistan et les combats de volontaires soviétiques dans une unité de parachutistes à la fin du conflit, en 1988. L'histoire est basée sur un des engagements les plus fameux de la guerre, le combat pour la colline 3234 durant l'opération Magistral lancée par l'Armée Rouge au début 1988, conduit par la 9ème companie du 345ème régiment indépendant de parachutistes de la Garde. Bien que ce ne soit pas le premier film russe sur la guerre en Afghanistan, The 9th Company est la première tentative sur le sujet pour monter un film relativement grand public, à l'instar de ce qu'avaient faits une pléiade de réalisateurs américains dans les années 80 avec la guerre du Viêtnam (Platoon, Full Metal Jacket, etc). Le film a d'ailleurs rencontré l'assentiment du public russe. Pour ma part, j'ai apprécié les vues, les paysages et surtout la musique, très bonne ; les scènes de combat elles-mêmes m'ont un peu déçu. En revanche, il me semble que le réalisateur a tenté de bien cerner l'état d'esprit dans l'armée russe à la fin de la guerre en Afghanistan, même au sein des troupes d'élite comme les Desantniki (parachutistes). Là encore le film peut être vu sur Youtube, en russe sous-titré anglais (12 parties, sans problème de son). Je dédie ces quelques lignes à François Duran et autres blogueurs amis qui ont évoqué à plusieurs reprises ces derniers mois la guerre soviétique en Afghanistan.

 

Enfin, l'Ultime Attaque (1979) de Douglas Hickox (Zulu Dawn), qui ici aussi rejoint le thème du blog puisque ce film, souvent vu comme la suite de son prédécesseur Zoulou ! (1964), dépeint la célèbre défaite britannique à Isandlwana, le 22 janvier 1879, lors de l'invasion du Zoulouland. Sans doute le plus grand revers des pays colonisateurs après celui d'Adoua subi par les Italiens en 1896. Le film vaut par sa mise en scène, sa distribution et sa grande reconstitution historique, malgré des erreurs de détail. Il est aussi disponible sur Youtube, en anglais (12 parties).

 

 

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