vendredi, 31 juillet 2009
Histoire et images médiévales thématique n°17 : Guerre et fastes. Les ducs de Bourgogne 1363-1477
Je signale le dernier numéro thématique d'Histoire et images médiévales -une revue que j'avais arrêté d'acheter il y a un certain temps, mais qui est de bonne qualité- traitant des 4 légendaires ducs de Bourgogne. Le numéro est largement piloté par Bertrand Schnerb, le grand spécialiste français de la question, qui signe d'ailleurs l'éditorial et 2 des 11 articles. Ce magazine est particulièrement bien illustré.
Pour information, à l'oral de l'agrégation d'histoire, il y a eu un sujet de hors programme intitulé "L'Etat bourguignon 1363-1477", un intitulé qui correspond d'ailleurs à l'un des livres de Bertrand Schnerb que vous pouvez retrouver en format de poche chez Perrin, dans la collection Tempus.
19:54 Publié dans Out Of Africa | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : bourgogne, ducs, histoire, etat |
Images de guerre
Puisque je suis immobilisé par l'épicondylite, j'ai encore du mal à écrire de manière soutenue mais je vais tâcher d'alimenter un peu ce blog. Hormis la lutte contre les blattes, qui ne me demande pas trop d'efforts, j'ai passé les dernières journées à découvrir certains films de guerre ou à revoir d'autres films que j'affectionne particulièrement.
Au rayon des nouveautés, j'ai commencé -avant l'épicondylite...- par le Putsch des mercenaires (1979) de James Fargo (titre original : A Game for Vultures), un film qui rejoint les préoccupations thématiques du blog puisqu'il est question de la guerre en Rhodésie (aujourd'hui le Zimbabwe) entre le gouvernement soutenu par l'Afrique du Sud de l'apartheid, et la rébellion locale. Le propos tourne autour de l'achat d'hélicoptères de combat vendus par les Américains, que souhaite récupérer la Rhodésie en faisant appel à un intermédiaire joué par Richard Harris, face auquel se dresse Richard Roundtree, un rebelle bien décidé à faire échouer l'entreprise. Le film n'est pas très long mais il est bien mené, il se laisse bien regarder.
Depuis que je me repose, j'ai regardé dans un autre genre The Star (2002), un film russe réalisé par Nikolaï Lebedev (titre original Zvezda). Inspiré d'une nouvelle d'Emmanuel Kazakevich, il raconte l'expédition d'un groupe de 7 éclaireurs soviétiques derrière les lignes allemandes au moment de l'opération Bagration, à l'été 1944. Il est intéressant, pour moi, à plusieurs titres : d'abord c'est l'occasion de voir à l'oeuvre ces fameux éclaireurs de l'Armée Rouge, acteurs méconnus des combats de la Grande guerre patriotique ; ensuite, la reconstitution vaut largement certains films de guerre occidentaux ; enfin, c'est l'occasion de changer de perspective et d'appréhender de quelle façon les Russes eux-mêmes traitent ce moment important de leur histoire, aujourd'hui encore récupéré ou déformé à des fins politiques ou mémorielles. Le film peut être regardé sur Youtube en russe avec des sous-titres anglais (9 parties, petit problème de son dans la 4ème ou la 5ème mais sinon aucun problème).
Autre film de guerre russe mais sur un autre conflit cette fois, bien plus proche : l'Afghanistan, avec The 9th Company (2005), un film réalisé par Fiodor Bondarchuk, qui décrit l'entraînement, l'arrivée en Afghanistan et les combats de volontaires soviétiques dans une unité de parachutistes à la fin du conflit, en 1988. L'histoire est basée sur un des engagements les plus fameux de la guerre, le combat pour la colline 3234 durant l'opération Magistral lancée par l'Armée Rouge au début 1988, conduit par la 9ème companie du 345ème régiment indépendant de parachutistes de la Garde. Bien que ce ne soit pas le premier film russe sur la guerre en Afghanistan, The 9th Company est la première tentative sur le sujet pour monter un film relativement grand public, à l'instar de ce qu'avaient faits une pléiade de réalisateurs américains dans les années 80 avec la guerre du Viêtnam (Platoon, Full Metal Jacket, etc). Le film a d'ailleurs rencontré l'assentiment du public russe. Pour ma part, j'ai apprécié les vues, les paysages et surtout la musique, très bonne ; les scènes de combat elles-mêmes m'ont un peu déçu. En revanche, il me semble que le réalisateur a tenté de bien cerner l'état d'esprit dans l'armée russe à la fin de la guerre en Afghanistan, même au sein des troupes d'élite comme les Desantniki (parachutistes). Là encore le film peut être vu sur Youtube, en russe sous-titré anglais (12 parties, sans problème de son). Je dédie ces quelques lignes à François Duran et autres blogueurs amis qui ont évoqué à plusieurs reprises ces derniers mois la guerre soviétique en Afghanistan.
Enfin, l'Ultime Attaque (1979) de Douglas Hickox (Zulu Dawn), qui ici aussi rejoint le thème du blog puisque ce film, souvent vu comme la suite de son prédécesseur Zoulou ! (1964), dépeint la célèbre défaite britannique à Isandlwana, le 22 janvier 1879, lors de l'invasion du Zoulouland. Sans doute le plus grand revers des pays colonisateurs après celui d'Adoua subi par les Italiens en 1896. Le film vaut par sa mise en scène, sa distribution et sa grande reconstitution historique, malgré des erreurs de détail. Il est aussi disponible sur Youtube, en anglais (12 parties).
16:11 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : putsch, urss, seconde guerre mondiale, afghanistan |
Total Annihilation (2)
C'est bien malgré moi que je reviens en retard ici même, victime d'une épicondylite au bras droit depuis une semaine et demi. Vous ne connaissez pas ? Je vous rassure, moi non plus avant d'en souffrir... car ça fait bien mal !
Mais même d'un seul bras, il a bien fallu combattre à nouveau les blattes que j'avais laissées sur le champ de bataille domestique avant de partir en vacances (cf mon billet précédent). Vous vous rappelez peut-être que j'avais disposé 5 pièges dans l'appartement : 3 dans la cuisine, un dans le salon et même un dans la bibliothèque, au cas où les blattes auraient eu la mauvaise idée de s'en prendre à mes livres... eh bien les pièges ont attrapé pas moins de 51 blattes, essentiellement des blattes germaniques mais aussi un autre type, la blatte rayée (ci-contre une photo d'un des pièges de la cuisine où l'on distingue bien les deux types de blattes, différentes par la taille, les blattes rayées sont plus petites). Les choses commençaient donc à se corser : deux isolées avaient même été prises par le piège dans la bibliothèque. Damned !
Malgré tout, un nouveau bombardement chimique dans la cuisine et le maintien des pièges dans la nuit me convainquirent que l'infiltration chez nous était largement éradiquée. Par ailleurs je n'avais repéré aucun cadavre de blatte apparent (sauf un déjà bien décomposé... à côté de la machine à laver, qui devait dater des premiers barrages chimiques) hormis celles prisonnières des pièges. Le problème, c'est que l'état-major n'avait pas procédé au "carpet bombing" (voir la vidéo plus loin avec les B-52 au Viêtnam pour la signification du terme) demandé sur la source de l'invasion, à savoir l'appartement mitoyen du voisin grabataire, dont la cuisine est derrière la nôtre. Nous devions compter sur nos seules forces !
Il a donc fallu employer les grands moyens : dans une opération que je baptise à postériori "Beetlejuice" (les fans apprécieront...), nous avons procédé avec mon épouse à la fumigation de l'appartement du voisin laissé à l'abandon au moyen d'un fumigène anti-insectes (ci-contre le champ de bataille de l'opération Beetlejuice après la fin des combats ; les points noirs sur le sol correspondent aux cadavres des blattes ; au milieu, un piège). Après ce bombardement préventif ayant déjà fait pas mal de victimes dans les rangs ennemis, en apparence seulement, je me suis muni de mes armes chimiques et de ma combinaison NBC pour vaporiser les éventuelles cachettes de nos amies les blattes qui avaient réchappé au pilonnage. Enfin, j'ai disposé de nouveaux pièges pour avoir une idée de la population présente en face de moi sur le territoire adverse.
Les deux pièges laissés dans la cuisine du voisin confirment que le nettoyage est ici bien avancé : j'ai pris en deux nuits moins de 20 blattes dans lesdits pièges. Ayant au cours de la vaporisation diurne repéré une blatte rayée évoluant de jour dans le salon, j'avais décidé de laisser un piège test ici pour voir. Au bout de la première nuit, ce ne sont pas moins de ...41 blattes qui sont venues s'y faire prendre. Et une trentaine de plus cette nuit. Un autre piège placé hier soir à l'autre bout du salon n'a "attrapé" qu'une dizaine de blattes. Pour le premier piège, il n'y a qu'une dizaine de blattes germaniques dont plusieurs femelles, ce qui est important étant donné que cette espèce transporte ses oeufs avec elle quasiment jusqu'à l'éclosion (il est donc plus facile de les éliminer lorsque les femelles sont collées aux pièges). Le salon recèle vraisemblablement une domination écrasante de blattes rayées, une autre espèce qui quant à elle pond ses oeufs dans les recoins des meubles, qu'elle affectionne particulièrement ; hors le salon du voisin est garni de meubles en bois... c'est donc un nouveau défi à relever dans la guerre en cours (ci-dessous une photo du piège dans le salon du voisin qui établit pour l'instant le record en matière de prise ; on note la forte proportion de petites blattes rayées, ce qui confirme la présence d'oothèques, les poches à oeufs).
Le combat continue !
12:38 Publié dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : blatte, extermination, guerre |
vendredi, 17 juillet 2009
Vacances
Me voilà en vacances pour une dizaine de jours. L'activité du blog ne reprendra que fin juillet.
Quelques lectures quand même au programme ainsi que d'autres distractions... entre autres :






20:27 Publié dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : vacances, repos, voyage |
mercredi, 15 juillet 2009
Total Annihilation
Aujourd'hui, il ne sera pas question de l'actualité politico-militaire en Afrique, mais du combat contre un ennemi infiniment plus proche de nous, plus mesquin et d'une rare intelligence : j'ai nommé la blatte !
Plus précisément, la blatte germanique qui a infesté notre cuisine à partir de l'appartement inoccupé, depuis plusieurs mois, d'un voisin âgé et grabataire, qui a fini par être placé. Problème : il a abandonné ses hôtes, une colonie de blattes germaniques qui doit bien trouver pitance quelque part...
L'offensive commença il y a quelques temps déjà par des coups de sonde effectués par des éclaireurs envoyés en reconnaissance... éléments isolés qui ont pourtant été découverts de jour, alors que leurs méthodes opérationnelles sont plutôt nocturnes (mais ils ont été dérangés ce qui est souvent le cas quand on les voit de jour ; sinon c'est que l'invasion est bien entamée !). Le hasard a voulu qu'ils soient repérés. Mais à ce moment-là, nous ne nous inquiétions pas. Le premier coup de sonde ayant été positif, des effectifs plus importants franchissent la ligne de front. Profitant d'un relâchement de la surveillance et de l'entretien de l'appartement, cette première vague réussit à tenir le temps d'attendre les renforts. Heureusement, la vigilance de notre sentinelle, j'ai nommé notre chatte Cacharel, sur laquelle ne comptait pas les attaquants, déclencha l'alarme.
Deux intrus furent tués en rase-campagne hier soir. Ne trouvant pas le sommeil, je décidais de surprendre l'ennemi sur son propre terrain nocturne. Un coup de lumière dans la cuisine à 1 heure du matin et là horreur ! L'ennemi avait infiltré toute la cuisine et commençait son exploration du salon. Les quelques membres de l'escouade nocturne (5-6) furent promptement éliminés, puis je réfléchissais à la contre-attaque à l'aube pour ne pas laisser à l'adversaire le temps de s'organiser.
Au matin, l'intendance fournit le matériel adéquat tandis que moi, seul contre une armée, je fourbissais mes armes. J'optais d'abord pour une stratégie d'attrition, indispensable face à cet adversaire : obturation de tous les paquets alimentaires et de tous les aliments, assèchements des points d'eau surtout (les blattes sont omnivores mais peuvent se contenter de peu, alors qu'elles ont en revanche besoin d'eau). Dans un deuxième temps, je procédais à un bombardement chimique en aveugle, d'après les repérages de la nuit, après m'être muni d'une combinaison NBC rudimentaire (masque facial et gants). L'ennemi, calfeutré dans ses positions, ne put cependant résister face au déluge de feu chimique et une dizaine d'hostiles, asphyxiés, furent obligés de voir la lumière du jour avant d'expirer. Mais le combat n'était pas terminé car restait à déloger l'ennemi abrité à l'intérieur de ses points d'appui. Retranchés dans un des brûleurs de la gazinière, deux combattants m'offrirent une sérieuse résistance avant de périr par l'eau et les particules chimiques. D'autres ennemis "bleus", modèles réduits des adultes, succombèrent aussi au barrage chimique, à retardement. Restait à procéder au nettoyage de toutes les surfaces et de tous les couverts, en partie souillés par un élément isolé infiltré dans le placard correspondant.
Après cette phase très longue, je décidais de couper à l'ennemi toutes les voies de retraite possibles en procédant à un nouveau barrage chimique dans la salle de bains, pièce adjacente, où quelques éclaireurs avaient eu l'imprudence de se manifester. L'opération effectuée, et ayant reçu le renfort de ma chère et tendre, je procédais au matraquage chimique des sources de chaleur de la cuisine qui visiblement servaient de repères à l'adversaire (les blattes adorent les sources de chaleur et les conduits électriques) : moteur du frigo, du congélateur et la gazinière que l'ennemi semblait avoir constitué en place forte. Ce bombardement révéla la présence de cadavres victimes des tirs de barrage précédents, mais aucun nouveau hostile ne fut repéré, hormis celui qui périt écrasé lors du déplacement d'un des instruments concernés.
Après cette rude journée de combat, la contre-offensive se poursuit durant la nuit : à la présence de mon chat, sentinelle vigilante et agile, gardé en réserve pour éviter toute contamination par les armes chimiques, s'ajoute celle de pièges anti-cafards destinés à jouer le rôle de points de fixation contre une menace résiduelle et avant tout nocturne. Une dernière salve chimique suivra l'installation des pièges. Reste une dernière étape : détruire l'ennemi à la source, c'est à dire chez le voisin. C'est pourquoi j'appellerai dès demain l'état-major (le propriétaire et la mairie) pour procéder à un pilonnage massif et hors de proportion avec ce que j'ai pratiqué aujourd'hui.
Comme disait le général Sherman, "la guerre, c'est l'enfer !".
P.S. : le titre du billet fait référence à un célèbre jeu PC, Total Annhilation, dont voici l'intro ci-dessous.
20:35 Publié dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : blattes, destruction, invasion |


