vendredi, 23 octobre 2009

La ville africaine de demain

img-1.jpgIntéressant article à lire sur EspacesTemps.net à propos du futur de la ville africaine. Rafraîchissant.

vendredi, 16 octobre 2009

Nouveaux blogs

Je signale quelques nouveaux blogs intéressants apparus depuis ma cessation d'activité fin août :

 

- Good Morning Afrika, blog de Sonia Le Gouriellec, doctorante en Sciences Politiques à Paris V. Créé le 21 septembre dernier, ce blog compte déjà 15 billets. Son auteur est spécialisé sur la Corne de l'Afrique mais traite d'autres régions africaines, cependant.

- Géopolitique du Moyen-Orient et de la Corne de l'Afrique, de Marc Lavergne, géographe spécialiste de ces deux ensembles géographiques.

- Après Histoire Géo en Terminale, voici Histoire Géo en Première de Richard Tribouilloy. A découvrir.

 

 

dimanche, 14 juin 2009

La vengeance posthume de Zheng He : à propos des poncifs sur la Chine-Afrique

Zheng_He%27s_ship_compared_to_Columbus%27s.JPG.jpgNon, je ne suis pas mort (lol), mais la préparation à l'agrégation est très prenante, d'autant plus quand on se donne les moyens de ses ambitions (on ne va pas à l'oral pour rien quand même...). J'enchaîne les entraînements à une cadence qui va crescendo...

Ceci dit, j'arrive à lire encore un peu sur l'Afrique, ces jours-ci. Le dernier numéro de l'année 2008 de la revue Afrique contemporaine est ainsi consacré aux trajectoires de la Chine-Afrique. Il faut lire l'article d'Antoine Kernen et Benoît Vulliet consacré aux petits commerçants et entrepreneurs chinois au Mali et au Sénégal. Il dissocie la politique de l'Etat chinois en Afrique de celle des entreprises chinoises pour mieux cerner la pluralité des stratégies.

- dans les deux pays étudiés, les communautés chinoises sont très restreintes ; les migrations, surtout au Mali avec lequel la Chine entretient de bonnes relations depuis les années 60, sont liées à l'existence de programmes de coopération ; les migrants gardent d'ailleurs beaucoup de liens avec leur région d'origine. Sur place, ils peuvent être concurrencés par d'autres étrangers, Libanais notamment. Certains migrants sont plutôt des "aventuriers" économiques, mais la plupart choisit l'Afrique faute de mieux (l'éducation des enfants montrent une volonté de les établir en Europe par exemple).

- les stratégies d'implantation sont différentes : au Mali, à Bamako, les Chinois ont des activités variées et dominent dans l'hôtellerie-restauration ; ils sont très présents dans la construction et dans le domaine médical. Mais leur visibilité est assez faible. A Dakar au contraire, les Chinois sont regroupés ce qui leur donne une bien plus grande visibilité. Mais ils oeuvrent dans des secteurs marginaux de la vie économique (vêtements, esthétique, etc) tout en étant soumis à une forte concurrence.

- les migrants font fréquemment des voyages en Chine pour s'approvisionner et garder le contact avec leurs familles. Alors qu'au Mali, les Chinois forment des Maliens pour servir de traducteurs avec la population, c'est l'inverse au Sénégal : les autochtones dominent ce qui provoque souvent des malentendus entre Chinois et Sénégalais qui ne se comprennent pas ou mal.

- l'arrivée des Chinois a surtout un effet sur le coût des produits. Mais au Sénégal, les Chinois doivent affronter l'hostilité de l'association des commerçants locaux, l'UNACOIS. Celle-ci est outrée de la rupture du monopole existant en faveur des commerçants sénégalais. Pourtant l'implantation chinoise n'a pas de conséquence sur l'emploi : simplement, elle pose le problème du développement du pays et de la volonté politique que celui-ci implique. Ceci étant, les commerçants du cru sont parfaitement capables de s'adapter à cette nouvelle concurrence : à Dakar d'ailleurs, ce sont les Libanais bien plus que les Chinois qui dominent la scène.

- les ambassades chinoises se désintéressent assez de l'activité des petites entreprises, même si l'Etat chinois a lourdement investi dans le secteur industriel du Mali, par exemple. Il n'y a pas d'association des ressortissants chinois au Sénégal, celle du Mali date de 2005 et cherche surtout à faciliter l'intégration. L'ambassade intervient plus pour les recouvrements de créances et la gestion du personnel : le secteur de la restauration est frappé par une corruption criante.

- au final, un phénomène limité dans les deux pays, mais d'importance économique inégale. A Bamako, les Chinois tiennent le haut du pavé ; à Dakar ils occupent une place marginale, alors que la capitale sénégalaise constitue plus un sous-pôle économique régional. Mais les Chinois se sont heurtés à l'UNACOIS et à la concurrence très forte des Libanais. Si l'Etat chinois a été le déclencheur de l'aventure africaine, ce sont bien les petites entreprises qui accélèrent la pénétration.

mercredi, 27 mai 2009

Jean SELLIER, Atlas des peuples d'Afrique, Paris, La Découverte, 2005, 208 p.

9782707147431.jpgVoilà un ouvrage indispensable pour se mettre l'histoire et la géographie du continent africain dans la tête, et combler ses lacunes -qui étaient nombreuses pour moi.

L'auteur, Jean Sellier, justifie dans son avant-propos l'emploi du mot peuple pour contrebalancer l'usage actuel, dénaturé, du terme ethnie. L'analyse tourne d'ailleurs autour des langues parlées en Afrique, au nombre de 1 500 environ. L'ouvrage se focalise également sur l'histoire du continent avant la colonisation et pendant la période contemporaine, au moment de l'après-décolonisation, pour éviter de tomber dans le travers occidental qui consiste à ne parler, justement, que de la colonisation et de ses suites (chronologiquement la répartition est de 40 % pour la période pré-coloniale, 20 % pour la période coloniale, et 40 % pour la période post-coloniale).

75 cartes illustrent une présentation d'abord historique de l'ensemble du continent, puis une analyse régionale en 6 secteurs : vallée du Nil, Ethiopie et ses voisins, Maghreb, Afrique de l'Ouest, Afrique bantoue et enfin Madagascar et les îles. La lecture est parfois un peu fastidieuse puisque on trouve une histoire par pays, par exemple, dans la période post-coloniale, un peu répétitive parfois dans la forme. Mais il faut bien en passer par là pour acquérir les bases sur ce continent, et j'ai découvert beaucoup de choses relatives à l'histoire de certains Etats que j'ignorais complètement. Une bibliographie sélective par zone géographique permet de creuser la question si besoin.

dimanche, 24 mai 2009

"500 millions de Chinois..."

Chine_RDC.jpgDans le Courrier International de cette semaine, cet article à lire de Colette Braeckman, du quotidien belge Le Soir, qui évoque l'investissement de la Chine dans la capitale de la RDC, Kinshasa. Quand une jungle en remplace une autre...