mardi, 14 juillet 2009
Feu d'artifice pour le Soudan
On reste dans les LRM avec l'acquisition par les Soudanais d'un certain nombre de lance-roquettes multiples WS-2 auprès de la Chine, principal fournisseur militaire du pays. C'est d'ailleurs la première exportation de ce matériel à l'étranger. La vente a été confirmée officieusement même si les LRM ne sont pas encore apparus dans les défilés militaires d'aucun des deux pays.
La pièce d'artillerie a une portée de 200 km et les têtes des engins disposent de charges explosives de 200 kg. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté un embargo sur les armes dans la région ouest de la province du Darfour, mais le Soudan et la Chine contournent facilement cette interdiction.
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dimanche, 14 juin 2009
La vengeance posthume de Zheng He : à propos des poncifs sur la Chine-Afrique
Non, je ne suis pas mort (lol), mais la préparation à l'agrégation est très prenante, d'autant plus quand on se donne les moyens de ses ambitions (on ne va pas à l'oral pour rien quand même...). J'enchaîne les entraînements à une cadence qui va crescendo...
Ceci dit, j'arrive à lire encore un peu sur l'Afrique, ces jours-ci. Le dernier numéro de l'année 2008 de la revue Afrique contemporaine est ainsi consacré aux trajectoires de la Chine-Afrique. Il faut lire l'article d'Antoine Kernen et Benoît Vulliet consacré aux petits commerçants et entrepreneurs chinois au Mali et au Sénégal. Il dissocie la politique de l'Etat chinois en Afrique de celle des entreprises chinoises pour mieux cerner la pluralité des stratégies.
- dans les deux pays étudiés, les communautés chinoises sont très restreintes ; les migrations, surtout au Mali avec lequel la Chine entretient de bonnes relations depuis les années 60, sont liées à l'existence de programmes de coopération ; les migrants gardent d'ailleurs beaucoup de liens avec leur région d'origine. Sur place, ils peuvent être concurrencés par d'autres étrangers, Libanais notamment. Certains migrants sont plutôt des "aventuriers" économiques, mais la plupart choisit l'Afrique faute de mieux (l'éducation des enfants montrent une volonté de les établir en Europe par exemple).
- les stratégies d'implantation sont différentes : au Mali, à Bamako, les Chinois ont des activités variées et dominent dans l'hôtellerie-restauration ; ils sont très présents dans la construction et dans le domaine médical. Mais leur visibilité est assez faible. A Dakar au contraire, les Chinois sont regroupés ce qui leur donne une bien plus grande visibilité. Mais ils oeuvrent dans des secteurs marginaux de la vie économique (vêtements, esthétique, etc) tout en étant soumis à une forte concurrence.
- les migrants font fréquemment des voyages en Chine pour s'approvisionner et garder le contact avec leurs familles. Alors qu'au Mali, les Chinois forment des Maliens pour servir de traducteurs avec la population, c'est l'inverse au Sénégal : les autochtones dominent ce qui provoque souvent des malentendus entre Chinois et Sénégalais qui ne se comprennent pas ou mal.
- l'arrivée des Chinois a surtout un effet sur le coût des produits. Mais au Sénégal, les Chinois doivent affronter l'hostilité de l'association des commerçants locaux, l'UNACOIS. Celle-ci est outrée de la rupture du monopole existant en faveur des commerçants sénégalais. Pourtant l'implantation chinoise n'a pas de conséquence sur l'emploi : simplement, elle pose le problème du développement du pays et de la volonté politique que celui-ci implique. Ceci étant, les commerçants du cru sont parfaitement capables de s'adapter à cette nouvelle concurrence : à Dakar d'ailleurs, ce sont les Libanais bien plus que les Chinois qui dominent la scène.
- les ambassades chinoises se désintéressent assez de l'activité des petites entreprises, même si l'Etat chinois a lourdement investi dans le secteur industriel du Mali, par exemple. Il n'y a pas d'association des ressortissants chinois au Sénégal, celle du Mali date de 2005 et cherche surtout à faciliter l'intégration. L'ambassade intervient plus pour les recouvrements de créances et la gestion du personnel : le secteur de la restauration est frappé par une corruption criante.
- au final, un phénomène limité dans les deux pays, mais d'importance économique inégale. A Bamako, les Chinois tiennent le haut du pavé ; à Dakar ils occupent une place marginale, alors que la capitale sénégalaise constitue plus un sous-pôle économique régional. Mais les Chinois se sont heurtés à l'UNACOIS et à la concurrence très forte des Libanais. Si l'Etat chinois a été le déclencheur de l'aventure africaine, ce sont bien les petites entreprises qui accélèrent la pénétration.
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dimanche, 24 mai 2009
"500 millions de Chinois..."
Dans le Courrier International de cette semaine, cet article à lire de Colette Braeckman, du quotidien belge Le Soir, qui évoque l'investissement de la Chine dans la capitale de la RDC, Kinshasa. Quand une jungle en remplace une autre...
11:17 Publié dans République Démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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samedi, 23 mai 2009
Des J-10 chinois pour l'Egypte ?
D'après UPI.com, la Chine tenterait actuellement de vendre ses chasseurs J-10 à l'Egypte. Le J-10A est normalement équipé d'un réacteur russe AL-31F mais un propulseur chinois a été exhibé récemment, bien qu'il n'équipe pas encore l'appareil en question. La Russie ne serait apparemment pas très encline à laisser la Chine exporter des armements comprenant sa propre technologie militaire. D'autant plus que l'Egypte est un bon client de la Russie dans le domaine militaire, certes à un moindre degré aujourd'hui qu'à une certaine époque.
La Russie a pourtant autorisé la Chine à monter les réacteurs en question sur le JF-17, un chasseur développé en coopération avec le Pakistan mais qui, lui, n'est pas un client habituel de Moscou. Le prix du J-10 A se monte à 29,3 millions de dollars l'unité, et Pékin le troque souvent, en fait, contre des ressources naturelles comme le pétrole, avec des pays riches en hydrocarbures. La poussée du J-10A est pourtant inférieure à celle du F-16 Block 52, tandis que son radar serait similaire à celui équipant le chasseur russe MiG-29SMT. Le bureau russe Phazotron a d'ailleurs exporté en 2001 trois système radars multirôles Zemchug, d'une portée de 120 km, et qui peut engager 4 cibles simultanément.
Le J-10 A reste cependant très en dessous du F-16 Block 52, puisque son armement se limite à des missiles chinois SD-10, missile à longue portée en cours d'amélioration. Il peut cependant emporter les dernières versions des missiles à courte portée PL-5 et PL-9. Pour l'attaque au sol, il peut transporter des bombes à guidage laser ou GPS. Le J-10 reflète d'ailleurs la tendance chinoise à s'aligner sur l'armement américain (bombes JDAM par exemple).
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