mercredi, 12 août 2009

Fin de la démobilisation au Burundi

440.jpgLe dernier contingent d'ex-combattants FNL burundais est parti il y a deux jours du camp militaire de Rugazi vers le centre de démobilisation de Gitega. Il compte 576 hommes. Ils toucheront un salaire cumulé de 9 mois pour leur ancien grade FNL, puis 9 mois supplémentaires par versements tous les trois mois. Pour les aider à monter des projets de réinsertion, 600 000 francs burundais seront débloqués pour chacun.

C'est ainsi la fin du programme Démobilisation, Désarmement et Réinsertion, entamé en avril 2009 et qui a concerné quelques 16 948 anciens combattants. Une première phase de ce même programme, entre septembre 2004 et décembre 2008, avait pris en charge 26 623 autres ex-combattants de 6 mouvements rebelles ayant participé à la guerre civile au Burundi. La Banque Mondiale a largement contribué au financement du programme. Des représentants de l'Ouganda et de la Tanzanie supervisaient le processus, tandis que l'Afrique du Sud s'était faite principal médiateur dans le conflit.

Cette même campagne a aussi permis la récupération de quelques 46 000 armes à travers les provinces du Burundi. La cohabitation des ex-combattants en phase de démobilisation avec la population n'a pas été facile, et un problème demeure : certains ex-rebelles, recrutés en République Démocratique du Congo ou en Tanzanie, n'ont pas d'attaches dans le pays, et risquent de se reconvertir en bandits de grand chemin pour survivre.

Photo :  le député Jean-Claude Nduwimana rend un fusil, deux grenades et des tenues militaires.